jeudi 10 avril 2014

La formidable expérience du plagiat, et la déception qui en découle

Avant même d'être officiellement journaliste, j'ai déjà peur du monde que je vais devoir côtoyer. Trois ans que j'apprends à acquérir des réflexes de pro et que je me casse le jonc à chercher la perfection. Dans mon école, on considère qu'à partir de la troisième année, nous sommes des "journalistes". Le statut officiel est presque là. C'est ici que la frustration commence. Nous écrivons presque tous pour des sites web d'actualité, nous sommes nombreux à avoir un blog. On rêve de travailler pour les "grandes" rédactions que l'on prend plaisir à lire, écouter ou regarder chaque jour. 

Pendant que je rêve de devenir rédactrice ou "même" pigiste, ma place est déjà prise. Prise par une personne qui n'a eu aucune formation, mais qui crée du contenu à la pelle. Pendant que je travaille tous les jours pour devenir meilleure, le rédacteur qui occupe la place de mes rêves pond une dizaine de lignes pleine de fautes d'orthographe toutes les cinq minutes. Mais c'est ce qui compte aujourd'hui : la quantité. J'ai travaillé pour moins d'une dizaine de sites web, et je suis terrifiée à l'idée de tomber sur un site qui privilégie la quantité à la qualité. J'ai l'impression d'avoir 50 ans et d'être pleine de désillusions sur le métier. Trop de pessimisme.

J'ai un blog. J'écris assez peu dessus, parce que je préfère largement créer du contenu journalistique plutôt que de montrer mon dernier recourbe-cils en douze photos. Parfois, je fais des articles ou des interviewes que je préfère garder "pour moi", ou que je ne pense pas forcément à proposer à des sites web. Je les poste donc sur mon blog. Il y a quelques jours, alors que je me brossais allègrement les dents, je chillais sur mon téléphone (ce qui m'aide d'ailleurs à bien me brosser les dents pendant trois minutes), j'ai remarqué que l'un de mes sites préférés avait posté un nouvel article. Ce site fait (ou plutôt faisait) partie de ceux pour lesquels je rêve de travailler. Dans mon monde idéaliste peuplé de Pokémons sauvages, je suis journaliste web pour un site d'actualités high-tech / web / jeux vidéo. J'ouvre le lien, l'article s'affiche. Tiens, ils ont traité du même sujet que moi, c'est drôle. Tiens, la phrase d'accroche ressemble étrangement celle de mon article, écrit cinq mois plus tôt. Tiens, c'est un plagiat de mon article.

Stupeur. Et tremblements (coucou aux fans d'Amélie Nothomb). Que faire ? Je screene comme une malade et je relaie l'information sur mes réseaux sociaux. J'essaie de contacter le site en question. Pas de réponse pendant de très longues heures, à se sentir trahie et prise de fortes nausées. J'arrive finalement à entrer en contact avec le média. Ironie du sort, j'avais déjà envoyé ma candidature pour un stage chez eux. On finit par me répondre, on me fait miroiter très vite l'exclusivité d'une rubrique. Entre temps, je contacte l'artiste que j'avais interviewé dans mon article, et le préviens de la situation. J'ai bien conscience que l'article concernant son travail, publié sur le "grand" site, ne peut que lui être bénéfique (par rapport à mon petit blog...). En demandant la suppression de l'article plagié, je lui nuisais. J'ai donc proposé au site de remplacer leur post copié par l'original, c'est à dire le mien. Je m'engageais à leur céder mon article et à le supprimer de mon blog. 

Tout cela aurait été légitime. J'espérais vraiment obtenir gain de cause, j'y croyais. Le lendemain, l'article était modifié, un simple lien vers mon blog avait été rajouté. Adieu rubrique exclusive, adieu futur travail sur ce site. Grillée. Alors oui, la situation s'est améliorée. Mais j'ai presque été vue comme une ingrate lorsque j'ai exprimé mon mécontentement sur la situation. Aujourd'hui, il faut s'estimer heureux lorsque l'un de ces sites daigne nous répondre. L'amélioration du contexte était presque impossible, comment puis-je oser me plaindre ? 

Et bien oui, je me plains. Parce qu'aujourd'hui, les sanctions liées au plagiat ne sont plus craintes. Je me plains parce que certains sites ne méritent pas leur forte audience. Parce qu'en privilégiant la quantité à la qualité, certaines rédactions web tuent tout simplement le métier et le décrédibilisent. Les "rédacteurs" recrutés ne sont pas formés, ils écrivent sur des sujets sans prendre la peine de se renseigner, et fournissent des articles bourrés de fautes d'orthographe. Et nous, jeunes presque-journalistes plein d'espoir, en pâtissons. 

mercredi 2 avril 2014

Inspirations - Partons en voyage visuellement

Hay guys ! On se retrouve aujourd'hui pour un petit article inspirations - blabla, parce que j'avais une envie folle d'écrire sans avoir de sujet précis sur lequel me lancer. Comme vous avez pu le remarquer (ou pas, si vous êtes novice de la Leah), j'ai à nouveau changé le design du blog. Je me suis rendu compte que j'étais rentrée dans un espèce de moule qui ne me convient pas du tout. Quitte à perdre un peu en "audience", je préfère rester moi-même. Exit donc les tons rose pastel et les petites fleurs, je ne veux pas être une tass random. J'avais pensé focaliser mon blog sur un thème précis, mais il n'en sera rien. Il parlera de tout, de rien, de mode, de cosmétiques, de jeux-vidéo, de photographie, bref, de mes passions diverses et variées. Voilà, c'était l'annonce du jour, c'est quand même pas mal que j'aie trouvé une ligne éditoriale (sisi, études de journalisme) à ce blog après des mois (années ?) d'existence.

Mis à part ça, j'ai longuement hésité sur le genre d'inspirations que j'allais vous poster dans cet article. C'est passé de Nail Art à animaux mignons, Pokémon et autres naiseries, mais je me suis fixée sur des jolies images "nature" trouvées sur Pinterest, histoire que tout le monde puisse se détendre un peu le jonc et partir en voyage visuellement (trop de métaphores profondes). Bisouuuus.